ENCRE PAYSAGE

À travers la texture, la chromatologie et la composition, j’évoque quelque chose de l’ordre du vivant. Je tente de créer un répertoire de formes à partir desquelles ma peinture s’auto-référencie.

La peinture est un langage qui parle des choses que l’on ne peut dire avec des mots, de l’indicible, de l’ineffable. L’œuvre possède un mystère, et doit par conséquent échapper à l’immédiateté du référent.

Dans le faire, il y a des choses qui m’échappent, je les garde volontairement comme trouble dans l’acte de création.

Introduire du sens, affirmer un autre regard, traduire quelque chose d’autre que la nature elle-même, évoquer l’expression d’une sensibilité mouvante dans un espace donné, c’est le message que je pose dans l’acte de peindre de manière singulière, que certains percevront, ou que d’autres verront différemment. En tout cas, je donne la primauté au vivant et particulièrement à sa fragilité et son inattendu.

Comme disait Muriel Barbery dans Une Gourmandise : « un jardin chaotique au cœur de la campagne peut relever de la plus belle des œuvres d’art ».

Karine Taïlamé

Collection

Encre paysage