Empreinte

Ainsi j’abandonne mon référent pour entrer dans la logique qu’impose la peinture.
Mon référent étant l’éphémère à travers le paysage, les matériaux périssables comme les fruits, les fleurs, l’eau, les végétaux, ou la terre me permettent d’interroger la peinture dans une dimension expérimentale.

Je donne à voir ma propre vision, à travers une poésie qui laisse place à l’interprétation et aux sensations. Je bouleverse les codes de représentation.
En ouvrant par la peinture, l’espace, la profondeur et la matière, je pose la question de la représentation en y introduisant la notion d’écart.

Un rapport de mise à distance s’opère face au référent, la question de l’écart qui chaque jour progresse de série en série m’amène vers un inconnu. C’est cet inconnu qui nourrit ma peinture et qui me conduit à triturer le réel.

Dans le monde, de nombreuses choses nous échappent et sont insaisissables, c’est pour cette raison que la voix de la création est toujours ouverte. La puissance de l’expression réside dans ma capacité à réunir les éléments plastiques qui vont interroger nos sens.

Karine Taïlamé

Collection

Encre paysage